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La joie dans l'entreprise, possible ou pas ?


L’idée répandue que l’entreprise est un lieu de souffrance induit qu’il est difficile, voire impossible aujourd’hui d’y trouver joie et épanouissement. Bien sûr, on rit parfois (moins souvent qu'avant d’après certains) selon les ambiances de bonnes ententes et d'amitiés mais généralement, c’est une ambiance de concurrence, de stress, de contrainte, de manque de moyen et de manque de reconnaissance qui règne et marque le quotidien professionnel.


Nombreux sont ceux qui s’accordent à dire qu’il faut s'inquiéter et réintroduire le bonheur dans l’entreprise. L'idée s'est répandue et l'on doute de moins en moins de sa pertinence. Considérer que l’entreprise peut être un espace de réalisation de soi semble aujourd’hui faire son chemin. Pourtant les sondages montrent encore que l'entreprise reste inadaptée pour un tel épanouissement.

L'idée que la joie ait sa place dans l'entreprise ne semble pas incongrue quand on connait ses bienfaits, et pourtant elle reste vue comme l'expression d'amusements qui ne témoigne pas du sérieux auquel on tient beaucoup dans les bureaux et les activités.


La notion de "bonheur au travail" dont on entend beaucoup parler englobe la joie comme un des principes fondateurs. On sait aujourd’hui combien la joie concoure au bien être, et donc à l'épanouissement. Elle facilite l’esprit d'équipe, l'engagement et contribue au bonheur. La joie rassemble, ouvre à la confiance, à la complicité et à la créativité. La joie partagée rassure. C’est une source de bien-être. Elle est une émotion puissante et son pouvoir, non pas un moyen de rendre la vie meilleure mais le témoignage que la vie est meilleure.


La joie est un processus humain naturel et parce que c’est un processus naturel, elle ne peut être instaurée sur commande. Ce sont les conditions de la joie qui le peuvent. L’ambiance et les conditions de travail sont des éléments cruciaux pour que la joie soit éprouvée. Or le quotidien de la majorité des organisations ne s'y prête pas. Hommes et femmes, pris dans le tourbillon du stress, ne baignent pas vraiment dans une atmosphère de joie. C'est ce qui rend fondamental la qualité relationnelle avec ses collègues, ses clients, sa hiérarchie. Elle s'invite par la qualité du lien.


C'est également dans le jeu que cette émotion trouve son expression. Or, difficile d'éprouver de joie dans un environnement hostile aux amusements. Or l'univers professionnel est foncièrement hostile à l'esprit du jeu si ce n'est à travers la compétition. C'est sans doute la raison pour laquelle le sport a été un lien analogique longuement utiliser, davantage pour encourager la performance que le bien-être. C'est sans doute aujourd'hui la raison du récent succès des accompagnements en mode "serious games", dont l'adjectif "serious" démontre encore la difficulté de considérer le jeu comme un atout de valeur en tant que tel.


Le monde professionnel est hostile à tout ce qui n'assure pas le maintien du rôle et de la fonction dans la représentation d'expertise, de pouvoir et de savoir que l'on s'en fait. Affaire de culture entreprise certes, mais fort bien similaire un peu partout. De la très petite entreprise, en passant par la moyenne et la très grande, le sérieux est la marque du professionnalisme, de la concurrence et de l'excellence. Ces principes imposent encore leur loi et leur image.


Si c'est vrai dans le privé, ça l'est davantage dans l'administration. S'amuser, rire, jouer n'est pas bien venu, ou alors dans un contexte dédié, voire encouragé et souvent cadré (repas d'équipe, pause café, séminaires...). Mise à part quelques entreprises spécialisées dont l'image s'y prête, les apparats du monde du travail n'incluent pas l'image de l'enfant joueur et de la rigolade... "ça fait pas sérieux".

Comment la joie va-t-elle pouvoir trouver toute son expression dans de tels contextes ?


Voyons les choses telles qu’elles sont, peu engageront le temps, l’argent et l’énergie pour inverser cette tendance culturelle en invitant le jeu. Quant à la qualité relationnelle, elle suppose également du temps et des rencontres, de l'écoute. Les entreprises qui peinent à donner ce temps dans leur contexte d'urgence n'ont pourtant pas vraiment intérêt à s'opposer aux solutions de réduction du stress. Les lois sur les risques psychosociaux ont poussées les groupes à veiller au bien-être de leurs salariés, bien plus par contraintes que par réelle prise de conscience des bénéfices, encore moins pour favoriser le bien-être et la joie. Elles ne mesurent pas vraiment qu’avoir un salarié heureux est plus rentable que l’inverse. Les mesures sont donc souvent des mesures de façade prises pour lutter contre l'absentéisme et les effets pervers du stress ambiant. La réduction recherchée hélas est davantage celle du stress ressenti chez salarié, et non celle des causes du stress. Les solutions sont des "pastilles calmantes" (séminaires "bien-être", journées de travail "au vers" et autres ateliers zen) qui ne peuvent être réellement efficaces en maintenant les effets générateurs du stress faute de s'en soucier. Les entreprises continuent pour beaucoup à panser le mal du salarié plutôt que d'agir sur ce qui le provoque car cela induit souvent un profond changement d'organisation globale. Dans ces conditions, faire émerger la joie est quasi mission impossible.


On peut être heureux pour milles raisons sans pour autant éprouver de la joie dans son environnement professionnel. La joie, cette belle émotion, est un fabuleux baromètre. C’est à la faveur du taux d’émotion JOIE ressentie que se ressent le bonheur général. S'amuser, bien s'entendre, se divertir en travaillant et tous les ingrédients utiles pour être dans la joie, dans sa fréquence et dans sa constance font partie des critères de mesure du bonheur ambiant. Il est également important de souligner qu'une entreprise baignée d’une atmosphère heureuse et d'un esprit jovial, peut avoir son lot d’insatisfaits (chroniques ou pas). N'empêche que la joie est pour une entreprise, signe de bonne santé.


Il est prudent de ne pas confondre le bien-être des individus avec le bonheur ambiant dans l’entreprise. Voilà pourquoi il est intéressant de se pencher sur ce qui fait le bonheur dans l’entreprise (tout en gardant à l’esprit que certains n’y trouveront pas leur compte) car un environnement sain est une base importante pour permettre l’épanouissement. Il est temps de comprendre que l'état de santé d'une organisation ne se mesure pas seulement au bilan financier.


Encourager le changement vers le bonheur en entreprise est tout aussi pertinent que toutes les stratégies de développement. La joie s’applique à tous les salariés. Les dirigeants et managers ont tout autant besoin de joie que de gratifications et défis professionnels.

Etre sérieux ne s’oppose pas à être joyeux. Les réjouissantes autorisées, encouragées dans les succès sont des moments de joie contextuels, donc temporaires. Elles ne sauraient jamais être représentatives d’une ambiance libre et saine dans l'entreprise.


On en vient à la question clé : est-il possible d'installer la joie dans l’entreprise ?

Un dirigeant aura beau mettre en œuvre une panoplie d’actions pour favoriser la joie, s’il n’est pas convaincu et s'il n'est pas lui-même dans cet état d’esprit, il lui sera difficile que ça prenne. S’il n'est pas conscient des modes de fonctionnement "oppressants", toute tentative d’amener de la joie dans l'entreprise sera vaine. Il est essentiel pour lui de comprendre les causes et les éléments qui favorisent la joie pour pouvoir réellement agir si tel est son intention.

Bien entendu, une entreprise qui n’a pas conscience de l'urgence de réduire les causes de stress plutôt que de "patcher" ses salariés de solutions diverses et variées aura grand peine à favoriser la joie et le bonheur. Cela fait-il d'ailleurs partie de ses réelles intentions ? Pour beaucoup d'entreprise, c’est à se le demander.


De même si les individus partent du principe que les changements ne peuvent venir que d'en haut, que tout est du ressort de l’employeur, ils devront attendre longtemps pour que la "sauce prenne". On aura beau réduire certaines difficultés, rien n’ira jamais vraiment.


La joie ne s’instaure pas, elle se ressent. Elle est une conséquence, l'étincelle qui jaillit d'un entre-deux, d'un moment de vie, d'activité, de détente et décontraction. Le retour à la joie au travail passera par son apprivoisement. Il faut aussi être soi-même dans l’accueil de celle-ci en soi. Il est évident que l’émulation ne peut se faire sans les deux "parties ingrédients", salariés et dirigeants. Un accueil mutuel et une conscience partagée sont nécessaires. Une volonté consciente globale et partagée de chacun est capable de donner de renverser la situation et d'enclencher une dynamique de joie dans l’entreprise. Cultiver la joie est un chemin de désir, de foi et de patience.


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