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Est-ce que j'aime mon job ?


On demande souvent aux enfants ce qu’ils aimeraient faire quand ils seront grands.

Savoir ce que l’on veut faire est un bon début ; est-ce pour autant quelque chose qui doit être considéré comme une fin en soi ? Doit-on considérer qu’il faille se poser la question avant les études -sans quoi c’est fichu-, ou peut-on à tout moment de notre vie nous questionner sur le travail que l’on fait, la voie que l’on a choisi ? Evidemment lorsqu’un enfant rêve de sauver des vies et qu’il devient médecin, chirurgien ou tout autre métier de la santé, on peut considérer qu’il a réalisé son rêve, qu’il est dans « son chemin ». Nous avons atteint en Europe un certain niveau de vie qui nous permet de penser à nous et à nous réaliser. Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde. La réalité c’est que l’insécurité domine dans les esprits. Choisir son métier, son travail n’est probablement pas aussi réaliste pour de nombreuses personnes comme par exemple : ouvriers dans le bâtiment ou dans l’industrie, cadres consultants, experts-comptables ou autres commerciaux qui sont arrivés dans ces métiers par leurs études ou le hasard mais pas vraiment par vocation ; ce n’est probablement pas non plus le cas de beaucoup de fonctionnaires qui perdent la motivation ou la foi dans le travail qu’ils font et frôlent pour certains le burnout ou le bore-out.

Si certains ont une idée précise du métier qu’ils veulent faire et la réalise, certains abandonnent leur rêve en grandissant, certains n’y parviennent pas, enfin certains autres n’ont aucune idée et pensent ne pas avoir d’envie ou de passion précise.

Comment se fait-il qu’il arrive un moment donné où le déplaisir, le ras-le-bol au travail c’est installé et qu'on craint de s’interroger sur sa condition et repenser quoi faire quand précisément on a soir loupé le coche soir pas eu l’étincelle de rêve qu’ont certains ? Que faire alors lorsque ce questionnement bourdonne à l’intérieur de nous et nous ramène à la réalité d’une situation qui ne nous plaît pas ?

La plus grande difficulté est de dépasser un dénie qui nous facilite la vie. Accepter de regarder notre situation insatisfaisante risque de nous renvoyer à nos échecs ou de nous mettre face à un mur que l’on n’aime pas regarder. En réalité, on ne s’autorise plus à rêver parce que ça fait mal. Le faussé entre notre situation et notre rêve ou nos envies, est tel que le constater nous fait plus de mal que de bien.

Quand on croit qu’on est où l’on est parce qu’on n’est pas capable de mieux, c’est là qu’on s’empêche de regarder ce à quoi on pourrait aspirer. Ce qui creusent le faussé et nous met dans le déni c'est la croyance installée que nous sommes définis alors que nous sommes changeant.

Les phrases du genre « A quoi bon y penser si c’est pour se faire plus de mal ! », « Plus facile à dire qu'à faire ! », « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras ! », ou encore « Tout ça c’est des rêves pas la réalité ! » nous enferment dans un moule rassurant qui nous emmène effectivement à accepter une réalité insatisfaisante. Mais se demander « Est-ce que je fais réellement le travail que j’aime faire ? » ou « Est-ce que je suis réellement là où j’ai envie d’être ? » permet d'ouvrir un espoir, de faire un pas de côté, de voir une autre alternative parfois moins difficile ou irréalisable qu'il n'y parait.

Cela permet en premier lieu de ne pas enfouir nos frustrations qui risquent un jour d’exploser et nous faire sentir mal. Cela permet en outre de regarder ses besoins personnels au quotidien, dans le concret, de nous ajuster, de mieux comprendre notre rapport au travail et de nous interroger sur de possibles améliorations et soutiens.

S’interroger si l'on aime le travail que l’on fait peut enfin pour certains autres permettre de reconsidérer qu’ils peuvent accomplir, aujourd’hui adultes, des changements qu'ils ne pensaient pouvoir réaliser plus jeunes, de s’orienter sur une voie quand cela n’était pas accessible avant. Et si l'on ose prendre le temps et pousser la réflexion, on pourrait s’apercevoir qu’il est possible de reprendre les rênes d’une vie jusque-là laissée aux aléas et aux certitudes.

Bien sûr, il reste que pour beaucoup s’interroger ne sera jamais d’actualité tant la vie familiale repose sur une stabilité qu’il faut maintenir coute que coute ; pour beaucoup la précarité est telle qu’on en n’est pas à se questionner sur la réalisation de ses rêves. Mais pour certains, peut-être pour vous qui lisez ces lignes, regarder ce qui peut être envisagé est le meilleur moyen de penser un avenir motivant, un espoir de construire quelque chose qu’on n’a pu construire avant. Alors pour ceux-là, quand vous vous demanderez « Est-ce que je fais un travail que j’aime ? » sachez aussi vous demander « Qu’est-ce que j’aime réellement faire dans tout ce que je fais ? » et commencez à vous découvrir réellement.

A chacun sa dose de remise en question. A chacun de préférer les raisons pour ne pas changer mais il n’y aura aucun changement volontaire sans questionnement. Et si vos réflexions vous amènent finalement à voir que vous n’aimez pas le travail que vous faites et que vous décidez de ne rien changer pour des raisons claires, peut-être le vivrez-vous avec plus de tolérance et moins de frustration. Mais rappelez-vous, comme rien n’est jamais définitif, il se peut qu’un jour vous vous demandiez à nouveau ce que vous fabriquez dans ce job et tant que cette question subsiste, tout espoir de changement est permis !


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