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Béatrice Gomez coach
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Pensez votre bonheur avant qu'on ne le fasse pour vous.


Comparativement à la quête du bonheur en général, peu cherchent à clarifier plus spécifiquement la question de leur « bonheur » professionnel car, dans le domaine du travail, compte tenu de l’association travail / labeur et du fait que l’offre est moins forte que la demande, c'est un domaine dans lequel on a tendance à considérer « devoir subir » plutôt que « pouvoir choisir ». C’est sans doute oublier que le chômage des cadres ne touchent que 3,8% de l’ensemble des chercheurs d’emploi (Insee).

A partir de telles pensées, beaucoup considèrent normal – et à plus juste titre dans le contexte actuel de pression économique – que le mal être fait partie du lot. Je suis la première à dénoncer ce que l’on appelle aujourd’hui le « bonheurisme » dans les organisations. Sous le joug de la loi les rendant responsables du bien-être physique et morale de leurs employés, et de l’émergence des neurosciences ainsi que du développement personnel, les entreprises se sont emparées des termes à la mode comme bonheur au travail, bienveillance, épanouissement, empathie, etc. Ne voulant rien reconsidérer des causes provoquant le mal être et s’appuyant sur l’idée (vraie) que le bonheur est subjectif, beaucoup d’entreprises offrent des solutions qui n’ont souvent rien à voir avec les difficultés réelles des salariés laissant ceux-ci dans leur contexte habituels ; ce qui tend à reporter sur eux la responsabilité de leur propre bien-être et donc de leur propre mal être. Ces pratiques permettent surtout de détourner (volontairement ou pas) le regard des causes du mal être.

Toutes les solutions offertes sont en annexes au travail lui-même, comme les salles de sport, l’aménagement des bureaux, les séances de relaxation, etc., Elles ne solutionnent rien de la majorité des difficultés que vivent les salariés. Les derniers sondages sur ces pratiques démontrent leur inefficacité. Sylvaine Perragin, dans son livre Le salaire de la peine (Ed. Seuil) pointe du doigt ce jeu de dupe dans lequel notre société s’installe. L’étendard solution « bonheur au travail » est levé. Il fait une injonction de cet état qui devrait se vivre naturellement si toutes les conditions requises étaient là. Ce principe nous renvoie de faux discours et aux miettes d’actions alliés à la bien-pensance de ceux qui cherchent à maintenir une vision du monde, à leur profit bien entendu. Pour bien faire, on créer des postes de responsable du bonheur (Chief Happiness Officer), certains des salariés à ces postes n’ont même pas une formation attenant à la psychologie de près ou de loin, ni à l’aspect comportemental, voire aux QVT (Qualité de vie au travail). Beaucoup sont des chefs de projet chargés de piloter les solutions que des consultants leur vendent et aucune évaluation n’est faite. L’immaturité est grande dans ce domaine, ce qui entraine parfois plus de mal que de bien.

Qu’on le veuille ou pas, la vie dans les organisations est pour beaucoup devenue anxiogène, tout comme notre société qui fonctionne, et ce dès l’enfance, dans un système basé sur la performance, la compétition et la réussite. On y ajoute aujourd’hui le bonheur comme attitude requise. Le bonheur étant gage d’une entreprise saine dans laquelle il fait bon vivre. On soigne l’image. Dans ce contexte, le besoin d’être heureux devient un devoir être heureux. Tout comme, « il faut dire oui » pour éviter de se faire mal voir, il faut maintenant « être heureux ».

Mais restons conscient. La question du bien-être ne doit pas être pour autant relayée au placard. Ce n’est pas parce que le bonheur au travail est une notion prise en otage par un système immature ou manipulateur que l’on doit renoncer à son bien-être. Il s’agit pour chaque personne de savoir que le bonheur ne se décrète pas mais il s’invite comme toutes les émotions de la vie et les conditions subtiles de leur émergence.

De quoi le bonheur nait-il ? De quoi est-il fait ? Est-il l’expression de joies ou de plaisirs ? Est-il constant ou fait d’instants particuliers ? Est-il question de faire des choses que l’on aime et qui nous font du bien ? D’être avec des personnes que l’on apprécie ? De faire partie de quelque chose ? De se sentir libre ? En sécurité ? Est-ce créer ?

C’est bien difficile d’en préciser les contours exactes tant ce qui rend heureux est propre à chacun. Le bonheur ne manque pas de références philosophiques. En dépit des réactions face à l’injonction au bonheur, il semble quand même essentiel pour chacun de se pencher sur la question de savoir s’il se sent bien, paisible ou heureux, dans son activité professionnelle, et si tel n’est pas le cas, si c’est acceptable ?

Peu importe par où l’on commence, l’important est de regarder clairement ce qui, au quotidien, rend son job heureux, ou du moins ne le rend pas mal heureux, et ce que l’on fait avec ce constat. Sachant que 52% des salariés se disent anxieux au travail (Cabinet Stimulus, 2017), on peut logiquement se demander s’il n’y a pas à regarder cela de plus près. Les causes d’anxiété sont multiples. Mais l’anxiété ou le stress ne sont pas l’unique cause de mal être. Le manque de reconnaissance et la perte de sens ne sont pas des causes directes d’anxiété mais provoquent à force d’attentes déçues, de doutes ou de craintes, des états internes qui finissent par ôter toute joie et bien être au quotidien.

Un des éléments fondamentaux, dans son environnement de vie professionnelle qui peut remettre de la perspective pour sortir de telles situations, est la capacité de se remettre en question et de mieux se connaître.

Le champ de la connaissance de soi à travers le développement personnel, est très en vogue. Les plus malins en ont d’ailleurs fait leur choux gras dans une industrie bien rodée aujourd’hui. Ce qui ne lui enlève pas pour autant tout sa valeur, car, n’en déplaise à ses détracteurs, la connaissance de soi répond très bien aux moyens de rendre à chacun sa capacité d’adaptation aux aléas de la vie. Toutefois, c’est un développement personnel qui est global et généralisé. Parfois spirituel, parfois spécifique au champ relationnel de la famille, des enfants et du conjoint. Le développement de soi dans le domaine professionnel est davantage connu à travers le développement de ses pratiques et de sa posture pour les managers. Les formations dans des sujets tels que « mieux s’affirmer », « mieux communiquer », « gérer son stress », « développer son leadership » explosent. Hélas, le développement personnel est bien moins souvent utilisé pour s’occuper vraiment de soi dans son contexte de vie professionnelle.

Et c’est bien dommage car en réalité, c’est au travail que se rejoue bien des problèmes que l’on rencontre dans sa vie en général. Comme dit l’adage « on ne choisit pas sa famille » c’est tout aussi vrai dans l’environnement pro car, à de rares exceptions près, on ne choisit pas davantage nos responsables et nos collègues. Voilà pourquoi on y rejoue souvent nos schémas familiaux. On y applique donc sans le savoir toutes nos stratégies relationnelles.

La vie professionnelle est et restera un passage dans lequel le meilleur comme le pire peut advenir. Y être heureux dépend de critères personnels qu’il est bon de connaître pour savoir identifier dans son job si on s’y sent bien, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout. Le bonheur au travail n’est pas et de peut-être une injonction mais on peut s’enjoindre à le chercher, le reconnaitre ou tendre vers lui. Il dépend aussi de l’importance qu’on lui donne dans son travail. Christophe André dont son livre « Et n’oublie pas d’être heureux » (Odile Jacob), évoque les pensées positives et la capacité d’être présent, à soi et à l’autre, et veut rappeler que le bonheur n’est pas un état de bien être constant. Se sentir bien dans son job est un ensemble d’éléments qui rassemblés nous donne le goût d’un lendemain léger qui ne soulève aucun rejet par même celui du lundi matin. Mais pour cela, il faut prendre en compte les conditions qui, pour soi, le définissent. Si toutes ne dépendent pas de soi, ce qui assurément dépend de soi c’est de s’en inquiéter, d’y veiller ou d’en accepter l’absence ou d’y pallier.

C’est ce qui nous a poussé en 2018, Stéphanie Crespin et moi-même, à co-écrire le cahier poche « Je mets du bonheur dans mon job ». Nous voulions offrir une idée claire des champs, et causes d’un manque de bien être, dans lesquels les difficultés sont installées au travail. Nous avons proposé le moyen d’identifier ce qui touche à chacun et ce qu’il est possible de faire pour y remédier, chacun à sa mesure.

Ce livre ne révolutionne pas le mal être au travail car il n’existe pas de clés aux maux de la vie professionnelle mais il offre une réelle opportunité de se poser les bonnes questions une fois pour toute. Il ouvre la voie vers un développement personnel dans son environnement professionnel.

J’ai travaillé en entreprise pendant 25 ans. J’ai eu moi-même à reconsidérer ma condition et remettre mon bien être entre mes mains. J’ai eu besoin d’harmoniser ma vie pro tout comme ma vie privée. J’ai eu à revisiter ce qui dépendait exclusivement de moi. J’ai compris que ma vision, mes attentes, mon regard sur les choses avait une importance dans ce que je vivais. J’ai eu à revisiter mon attitude, mes relations, ma place, ma valeur, mon activité pour que l’ensemble réponde à l’idée que je me faisais du bien-être dans mon job. Loin de l’idée d’avoir un job de rêve il s’agit avant tout d’être bien et en accord avec ce qui est, tout en cheminant vers une vie pro épanouissante. Si nous questionnons et modifions notre rapport au travail, nous avons plus de chance de mieux penser notre évolution professionnelle.

Si vous désirez en savoir plus sur ce qui vous permettrai de vous sentir mieux dans votre job, il existe de nombreuses voies dont "Je mets du bonheur dans mon job" fait partie. Ce livre saura vous éclairer et vous permettra de commencer les premiers pas dans la prise de conscience que vous êtes un acteur majeur de votre bien être.


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